|
Qui suis-je ?
P'tit tour du monde d'une famille franco-chilienne
Derniers articles
Menu
Liens
Page
1
sur
1
Page précédente | Page suivante
|
24/06/2007
-
ISLANDE
22/03/2007
-
LE CAP CORSE
|

Petite introduction sur ce symbole fort de la Corse: la tête de Maure.
Dans sa pureté primitive, la tête de Maure est dextre, de sable , animée, tortillée, sans collier ni pendentifs, et coupée au ras du cou. Quant au tortil, il est soit sur le front, soit sur les yeux. Et il peut même manquer, bien que sa présence soit donnée, par la plupart des traités d’héraldique, comme un élément essentiel de la figure.
Pour mon premier séjour en Corse, j'ai opté pour la visite complète du CAP CORSE (le pouce de l'île, ci dessous avec toutes ces tours génoises).

Dès mon arrivée à Bastia, je me suis rendu compte que la Corse est un pays de montagnard et non de pêcheurs.
La montagne ,qui donne à la Corse sa physionomie de caractère et de noblesse avec environ 1700 sommets allant de 300 à 2710 m d'altitude.
Au Nord Est, une première chaine de crêtes, culminant à 1767 M au Monte San Petrone, part de l'extrême nord de l'île, soit du Cap Corse et se prolonge jusqu'à la rivière Fiumorbo. Plus à l'est, s'étend une deuxième chaine légèrement arquée et moins élevée puisque son plus haut sommet le Monte Olmelli s'élève à 1285m. Les principaux sommets de cette première corse de nature schisteuse , dite "l'En-Deça-Des-Monts" (par rapport à l' Italie) -ou cote orientale - sont du Nord vers l'Est: la Cime du e Folicce (1305m), le Monte Stello (1307m), le Monte Asto (1535m)
Ma première randonnée partira du village d'ERBALUNGA, commune de Brando, vers le MONTE STELLO. Une petite note sur ce très joli village d'ERBALUNGA, situé au nord de Bastia. Faites un tour sur le site www.erbalunga.com

(Photo du port d'Erbalunga)
Nous partons de SILGAGGIA, dernier petit village surplombant Erbalunga. Le chemin débute à 100 metres sur la droite de l'église. Le début est raide, une jolie pente à gravir pendant 35/45 minutes. Sur cette premiere arête, nous pouvons voir la baie de Brando, celle de Sisco et d'Olmeta-di-capocorso. Avant d'atteindre les 1307 mètres, nous naviguons entre maquis, de violettes (une violette endémique de Corse), d'hellébore (une plante toxique cyrno-sarde qui donne de belles et grandes fleurs. Elle est la première à éclore), de hym corse, de fougères et de rochers. Pour les passionnés d'ecosystème je vous donne un site sur la flore corse.

(Photo d'une Hellébore)
Le sommet du Monte Stello est dominé par une antenne, un cabanon et des vestiges d'un avion... Apres une pause, nous continuons vers le versant dominant la vallée Lavasina et Olmeta-di-capocorso. Nous longeons ce versant et nous passons vers celui de Pozzo. Une longue descente vous attend sur un chemin muletier fort pierreux en direction de POZZO. A noter que cette randonnée dure au moins 6 heures.

(Photo du port de MACINAGGIO)
Deuxième sortie, moins fatiguante se fera en voiture, longeant la côte du Cap Corse. Notre premier arrêt est dans le petit village de MACINAGGIO. Joli petit port à l'est du cap, c'est le point de départ de la randonnée du "sentier des douaniers" (site sur le sentierducapcorse). Nous continuons vers le village de BARCAGGIO. En face de la plage l'ile de la Giraflia apparait et la tour d'AGNELLO situé à l'est en ahut d'une faliase de 125 mètres.

(Photo d'une barque au port de Barcaggio)
Nous poursuivons l'aventure vers le port de CENTURI.Ce port est situé sur la côte nord-ouest du Cap Corse. Le village est entouré par la crête de Mandriono. De ces hauteurs se trouve le belvédère du Moulin Mattei qui domine tout le capo Bianco. CENTURI est le premier port français de la pêche à la langouste. Ce qui le maintient au premier rang dans toute l'île de beauté. Nous prolongeons en descendant vers le Capo Corvoli et le Golfe d'Aliso. Il est temps de retrouver notre village d'Erbalunga où une belle soirée s'annoncera au bar U Scalu.
Notre quatrième sortie commencera dans les hauteurs du village de SISCO. Notre but de la journée est d'éliminer tout le houblon avalé chez Jean-Marie, nous montons vers le point culminant de Sisco, La CIMA DI E FOLICCE, à 1305 mètres.
Notre prochaine sortie se fera au port balnéaire de SAINT-FLORENT. Vous pourrez admirer la citadelle génoise construite en 1440 et dominer la ville. Saint-Florent attire de très nombreux touristes pour ses plages. Moi, je m'échappe vers le village de NONZA, situé plus au nord. NONZA est un village perché sur le flanc ouest du Monte Stello. La tour paoline, construite au 18eme siècle sur les restes du château des Avogari, domine le golfe de Saint-Florent. Au contraire des plages de sable fin, les plages de Nonza sont plutot de beaux galets.
Une derniere sortie au pied de la tour Sénèque, proche du col de Sainte-Lucie (voir carte ci-dessus tour génoise à coté du village Luri), à 600 mètres d'altitude. De la tour Sénèque vous aurez un très beau panorama de l'île. C'est aussi un point de rendez-vous pour plusieurs randonnées.

(Photo du vieux-port de Bastia)
Une visite dans BASTIA fut programmée dans la matinée. Nous visitons le vieux-port, l'église Saint Jean-Baptiste (XVIIe), le jardin Romieu, la citadelle et ses remparts, le palais des gouverneurs,la protocathédrale Sainte Marie de l'Assomption (XVIIe) la place du marché. Nous déjeunons dans un restaurant le long du vieux-port.
Mon séjour en Corse se terminera en beauté, la cerise sur le gâteau sera un vol dans un quadruplace où nous survolerons le Col de Teghime, Saint-Florent, le désert des Agriates, l'île Rousse puis Calvi et retour vers l'aérodrome Saint-Exupery de Bastia.

N'oublier pas de regarder l'ALBUM PHOTOS
|
commentaires (
5
) :: Ajouter un commentaire
:: Lien permanent
|
11/10/2006
-
TREK DANS LE PARC NATUREL DU TOUBKAL AU MAROC
|
L'ascension du Toubkal et la rencontre des villages berbères dans le Haut Altas
Les objectifs : Effectuer un trek dans le parc national à la rencontre des villages berbères. Le second objectif est de grimper au sommet du Toubkal!! Le Toubkal est le sommet le plus haut de l'Afrique du nord. Il culmine à 4167 mètres.
Difficultés: L'altitude, le froid ,voir la neige et le vent car mon séjour sera en début octobre.
Infos pratiques:
Ce trek s'est préparé grâce aux contacts et références suivants:
- le forum de camptocamp
- Merci à Yannick Michelat qui m'a donné l'adresse du guide marocain Lahcen Alahiane.
- le site de la caf pour le refuge Neltner www.cafmaroc.co.ma
- le guide Lonely Planet
Matos :
- Veste, polaire, t-shirt, pantalon, gants, bonnet, chaussures, bâtons, lampe frontale et piles, eau, pastille, nourriture, lingettes, bouquins, imodium.
- Le Guide Brahim Alahiane, le muletier Brahim (et cuisinier) sa mule Mobroc, le matériel de bivouac (tente, tapis sol, couverture)
Mercredi 4 octobre
Je rejoins Stephan sur le quai du métro et nous voilà parti pour l'Afrique. Notre avion décolle à 9h30 d'Orly sud. A l'embarquement, nous avons une surprise, on nous annonce que nous volerons sur un avion Air France au lieu d'un Royal Air Maroc. 3h de vol, où nous survolons le pays basque, Stephan salue sa famillle Paloise, les Pyrénées, Madrid, le détroit de Gibraltar et enfin nous voyons les côtes africaines. Nous longeons toute la côte atlantique jusqu'à Casablanca, plus grosse ville du Maroc avec 4.500.000 habitants, puis l'avion s'en va vers les terres et Marrakech.

(Porte de Marrakech)
Nous atterrissons à 10h30 locale. Après le passage à la douane, nous échangeons nos euros à un change à l'aéroport, le taux de change est correct 1€ =10.84 dirhams. En sortant de l'aéroport, on s'attend à une cohue de taxidriver venant nous agresser comme le citaient si souvent des internautes sur des forums. En ce qui nous concerne, juste un mec vient nous proposer ses services que nous refusons pour le bus (20 dirhams/personne). L'arrêt de bus est juste en face de la sortie. Les horaires de bus sont simples, un départ à chaque heure. Une fois installés dans le bus, nous nous apercevons les différents moyens de transport. Sur la route se croisent voitures, bus, vélos, mobylettes, ânes et dromadaires. En tout cas, le tourisme à Marrakech est une vraie source d'argent car les avenues avoisinantes l'aéroport sont neuves, de grands sites hoteliers construisent leur futurs domaines, c'est un quartier en pleine restructuration immobiliere. Après 20 minutes de bus, nous sommes au pied de la place Djema El Fna.

(Photo de la place Djema El Fna)
C'est vraiment le poumon de la ville, tout dépend de cette place, animée quasiment toute la journée. Au crépuscule, l’animation de la ville se concentre sur la place Djema el Fna où des centaines d’échoppes vendent de la nourriture jusqu’à tard dans la nuit. Les acrobates, danseurs, magiciens, jongleurs et conteurs se mettent en place au fur et à mesure de la soirée. La traduction littérale signifie « l’assemblée des morts » et se réfère à la période où les sinnérites, les chrétiens et les criminels y étaient exécutés et leurs têtes étaient laissées comme exemple pour les autres. Les temps ont changé et aujourd'hui la place est un festival virtuel d’odeurs, de couleurs, de bruits,et d’activités. Ceci est l'âme de la médina. Près des souks, les terrasses qui donnent sur la place vous permettent de regarder le spectacle en toute tranquillité. Allez c'est parti, on s'aventure sur la place. Il est tôt, pas trop de monde, juste quelques échoppes de jus d'orange, de fruits sec sont ouverts. Dites? qui serait tenter de siroter un bon verre de jus d'orange sur la place Djema El Fna? au début on fut assez tentés puis on se dit qu'il ne faut pas jouer avec nos ventres. surtout le mien très fragile. En regardant de près, on s'aperçoit qu'ils pressent toujours des oranges. Installe les bouteilles au soleil puis les servent aux touristes. depuis combien de temps sont ils exposés? quelques jours, allez on zappe! Mais le vendeur nous a remarqué, il nous interpelle et comme des bons touristes bien naifs, on va le voir pour savoir ce qu'il veut. Il nous dit que nous pouvons prendre une photo de son étale. Je grimpe dans sa carriole pour la photo, puis il me demande des dirhams, bah non! je refuse de lui donner de l'argent. mais en tout cas cela nous donne le ton de la place.

(Photo d'échoppes)
A peine deux metres plus loin, de nouveau on nous interpelle pour acheter des chapeaux! On décide de jouer les sourds sinon on sera sollicité toute la journée. On décide de rentrer dans les souks, à ce moment un haut-parleur nous chante un "allah akbar". Premiere prière en direct, le chant passe de mosquée à mosquée! Sur cette mélodie, nous nous enfonçons dans les souks. Ici fleurissent les étalages de tapis, babouches, vêtements, alimentation, souvenirs, ornementations, épices. Bien entendu, les touristes sont repérés à 100 mètres par les vendeurs et autres rabatteurs... Vous vous ferez normalement, gentiment harceler, sachez le prendre avec philosophie, soyez ferme, prenez le temps de regarder et négocier, cela fait partie du jeu. Nous avons laissé parler, nous avons regardé mais pas acheté, et oui un trek de 5 jours nous attend et je ne souhaite pas me balader avec ma couscousiere sur le dos ;-) .

(Photo du souk)
Notre balade s'acheve dans le quartier Bab Agnaou où nous attendons notre guide Lahcen Alahiane. Petite remarque sur notre guide : il organise des treks dans tout le Maroc. Il vous propose des treks également dans le désert. Il organisera votre séjour sur mesure, offre les services de guides, muletiers, cuisiniers... Suivant vos envies, votre niveau et votre durée du séjour, il vous propose un parcours adapté. Nous avons apprécié ses services, il est accueillant. Il est possible qu'il vous héberge chez lui avec sa famille. Au niveau tarif nous payons 35€/jour/personne pour un guide, un muletier, tente, et repas compris:
Alahiane Lahcen
tel: 044 48 56 56 Portable: 066 57 26 38
On se retrouve un peu par hasard avec Lahcen. Il nous invite à monter dans un taxi pour se rendre à l'hotel Ali, situé à 100 mètres de la place Djema El Fna. Il est 18h, nous dégustons notre premier thé marocain. Steph en revait depuis des mois... En sirotant ce thé à la menthe, nous organisons notre trek avec notre guide. L'objectif principal est d'aller à la rencontre des berbères et de leur culture, puis de grimper au sommet du Toubkal. C'est décidé nous ferons le parcours suivant:
- 1er jour : Ait-Souka à Ouaneska: départ à 1800m d’altitude arrivée à 2200m. 5h30 de marche.
- 2ème jour : Ouaneska à Imi Ougliad : départ à 2200m d’altitude arrivée à 1357m. 6H30 de marche.
- 3ème jour : Imi Ougliad à Azib Tamsoult: départ à 1357m d’altitude arrivée à 2200m. 6H10 de marche.
- 4 ème jour : Azib Tamsoult au Refuge du Toubkal: départ à 2200m d’altitude arrivée à 3207m. 6H30 de marche.
- 5 ème jour : Refuge du Toubkal à Ait-Souka: départ à 3207m d’altitude arrivée à 1800m, Avec l’ascension du Toubkal (4167m). 9H de marche.
Joli programme, nous avons hâte de faire nos premiers pas. Mais avant, nous dévorons un tajine au poulet. Il est 20h30, Lahcen nous rejoint et nous prenons un grand taxi. Direction Aït Souka, village de notre guide qui est à 3 kms d'Imlil. Nous montons dans la Mercedes, la nuit est tombée et nos 2 compères marocains se ruent sur leurs cigarettes. Allez hop en voiture!et "bienvenue les amis" nous repete Lahcen. A peine 10 minutes de Merco et on s'arrete sur un parking, lieue de pointage. Quelques minutes plus tard, nous prenons le chemin d'Imlil, situé à 65 kilomètres au sud de Marrakech. Steph ne fait pas le fier car notre chauffeur a tendance à rouler sur la gauche. Peut etre un problème de gonflage des pneumatiques ou un déséquilibrage? Non non pas du tout, il a plutot le nez sur son portable ou discute avec notre guide "bienvenue les amis". Hop popop!! un camion en plein phare droit devant. Notre pilote décide alors de ne pas doubler la camionnette et préfère rouler sur le bas coté. Et encore un coup de volant, mais que se passe t'il de nouveau? un vélo chargé comme une mule! On traverse un village, à 70 km/h au moins, des gosses jouent au foot dans la rue. Au lieu de freiner, notre "fangio" klaxonne et fonce droit vers eux! pas de bobo mais Steph change de couleurs,( sloup l'olive!!). Une fois ces péripéties automobiles terminées nous arrivons à Aît Souka. Nous marchons 5 minutes dans l'obscurité pour rejoindre la casbah de Lahcen. présentation des lieux et de sa famille. Allez au dodo!!
Jeudi 5 octobre:
6h30 réveil. En ouvrant la fenêtre on aperçoit notre mule, pas encore chargée. petit déjeuner au thé, pain et confiture. Nous laissons nos sacs pour que le muletier les charge. Nous partons avec notre guide Brahim Alahiane, c'est le petit frère de Lahcen, nous quittons donc Aït Souka (1800 mètres) et prenons la direction d'Ouaneska (2000 mètres). A peine partis et nous questionnons Brahim sur sa région, ses habitants, sa culture. Tout en progressant notre ascension vers notre premier col Tizi’nTamatert, il nous répond à toutes nos interrogations. Première difficulté du trek, la montée du Tizi n'Tamatert. Petit col mais la chaleur nous donne le ton du séjour. Il faudra gérer notre eau. Après 2 heures de marche, nous sommes au sommet. Stephan a eu un p'tit coup de barre mais il se reprendra sans soucis. Nous contemplons les premières terrasses verdoyantes de la vallée d'Ouaneska.
(Photo au sommet du Tizi N'Tamatert)
Nous discutons un peu avec un groupe de français qui se surnomme "Eaux chaudes!" Ils terminent leur séjour et nous, nous attendons notre muletier. Quelques instants plus tard, nous apercevons notre mule et Brahim. Nous empruntons le chemin vers Ouaneska. Nous arrivons au villages 2 heures plus tard. Nous bivouaquons dans un champs où nous pouvons contempler les maisons d'Ouaneska et le grand village de la vallée Tamatert et sa mosquée, qui se dresse au dessus. Notre cuistot nous prépare une salade de crudités. Puis nous repartons vers Tamatert qui culmine à 2260 mètres. Nous prenons des sentiers et nous tombons sur un terrain de foot made in berbère, délimité par des cailloux, où jouent des enfants. Nous voulons immortaliser ce moment mais dès que les enfants aperçoivent l'appareil photo, ils se cachent. Nous apprenons qu'il est difficile de prendre des photos des berbères et des marocains en général. En traversant la vallée et ce village Tamatert, nous remarquons qu'il est difficile de vivre dans ces montagnes du Haut-Atlas. Pas d'électricité, sauf certaines maisons qui ont un capteur solaire, pas d'eau courante, ici nous constaterons que les berbères ont créés un réseau d'eau très important et qui date de plusieurs décennies. Les maisons se ressemblent particulierement: au rez de chaussée se trouvent les animaux brebis, chèvres et vaches mélangées à la volaille. Au 1er étage se situe la pièce principale. Et oui la chaleur des animaux monte et c'est le chauffage pour la pièce. Toutes les maisons ont une terrasse qui permet de sécher les épis de maïs, le linge... Brahim nous dit que plus le village est haut dans la vallée plus il est important. Et réciproquement! En traversant le village, des dizaines de gosses nous regardent. La plupart nous demande des bonbons ou des dirhams. On constate que l'école est fermée pour rénovation. Mouais en tout cas je crois que l'école berbère n'est pas obligatoire. Les enfants nous laissent tranquilles, je crois qu'ils n'osent pas nous interpeller car nous sommes accompagnés de Brahim. Ce doute est levé quand nous croisons de nouveau le groupe "eaux chaudes" qui nous raconte qu'ils ont fui le village à cause des gamins qui les harcelaient. La remarque est q'ils voyagent seuls sans guide... Le soleil tombe, nous rentrons au bivouac en traversant Ouaneska. Seconde école fermée pour rénovation, serait ce toute la vallée qui serait en travaux? 18h30 c'est la prière, le chant provient de la mosquée de Tamatert. Nos 2 compères ne perdent pas une seconde et s'installent dans la tente. Pour ouvrir le banquet, une datte est dévorée en premier puis un verre de lait. Nous apprenons que durant le ramadan c'est l'ouverture typique du diner. Puis une soupe (harira) est servie. Bravo Brahim, elle est délicieuse et réchauffe le corps. Pendant la soupe, nous dégustons dattes et sfuf (petit gateau a la pate d'amande, de noix et un peu de miel). Je leur dit qu'il ne faut pas confondre avec la fouffe française, je leur explique le mot et ce mot reviendra chaque jour jajaja!! Nous continuons avec un thé made in local (c'est à dire eau de la rivière, menthe sauvage). Nous pensions que le repas était terminé mais nous voyons Brahim mijoter une tajine au poulet. Nous constatons que c'est le 2eme plat du jour et que les restes leur servira de dernier repas vers les 4 ou 5 hueres du matin. Après le repas, nous parlons de nos différences européennes-marocaines! le sujet est sur le mariage et nous apprenons que les berbères continuent à respecter leur tradition. C’est toujours les pères de famille qui arrangent les mariages, certes le garçon peut refuser si sa future femme ne lui convient pas, dans ce cas il devra attendre que son père lui en présente une autre. Le garçon peut tout de même proposer une fille, mais il lui faut l’accord des parents pour qu’un mariage ait lieu. Les filles ne sont pas obligées d’avoir 18 ans pour se marier, dès 14 ans elles peuvent se marier, mais cela est de moins en moins courant, en général c’est a partir de 16 ou 17 ans qu’elles s'unissent. Nous terminons la discussion, nos amis terminent leurs prières et nous nous couchons. Demain grosse rando d'au moins 6 heures.
Vendredi 6 octobre:
6h30 debout! les 2 Brahims sont déjà sur pied, le thé est chaud. 1h30 plus tard, il est temps de quitter le bivouac. La mule est chargée, nous rejoignons la route rocailleuse et c'est parti pour Imi Ougliad. Au programme de la journée, nous visiterons plusieurs villages typiques de la vallée d'Ouaneska. Entr'autres nous traverserons Tamegguist, Tinghourine, Ikis, Amssakrou, Arg, Imsker. Les villages se ressemblent mais ils se distinguent par la couleur de la terre. La géologie est différentes d'un flanc de colline à un autre.

(Photo d'un village berbère et ses terrasses)
En surplombant chaque village, nous apercevons beaucoup de femmes dans les champs coupant le maïs ou autres céréales. Les jeunes filles aident leur mères. Par contre nous ne voyons aucun homme. les seuls que nous verrons seront en train de faire la sieste, à part un viellard qui surveille le village. Aucun homme n'est au champs. Nous demandons pourquoi les femmes sont elles seules? Brahim nous explique que dans les villages berbères, le femme a pour role de s'occuper des taches ménagères, de préparer les repas, d'aller aux champs, de surveiller les troupeaux etc etc... pour les berbères ce n'est pas du travail car cela ne rapporte pas d'argent. Nous sommes interloqués et nous approuvons le grand courage et la grande force de ses femmes et de ses jeunes fillettes. Nous continuons notre chemin jusqu'à une rivière, des femmes sont en train de laver le linge, nous bivouquons près d'elle pour préparer le repas. Vers 14h30, nous repartons vers Imi Ouglhad, nous y arrivons au bivouac vers 16h30. Petite toilette dans la rivière, lavage de nos T-Shirts.
Depuis 3 jours, je constate que tous les lieues que nous avons traversé sont très très sales. Bien sûr aucune poubelle est à disposition, mais surtout je crains que la population est malheureusement "habituée" à jeter tout par terre. Une idée germe en moi, verra t'elle le jour???
Il est 18h30, le rituel repas est préparé, à nous la soupe, la sfuf et le couscous. A la tombée de la nuit, nous apercevons un étrange va et vient de charettes. Brahim nous explique que pendant le week-end la population vient couper du bois dans la foret. Car pendant la semaine, des gardes forestier veillent et il faut payer une taxe pour abattre un arbre. Mais durant le week-end, les gardes ne sont pas là et tout le monde en profite.
Samedi 7 octobre:
6h30: on sort de nos couettes. Nous commençons à bien s'organiser maintenant. Une fois le thé bu nous prenons le cap vers Azib Tamsoult (2200 mètres). Nos 2 compères nous avaient prévenu que cette journée serait difficile avec un bon dénivelé d'environ 900 mètres. La première image de cette matinée restera la traversée d'Imi Ougliad. des gosses sont en tain de jouer dans cette rue abrupte où sont jonchées une quantité d'ordures, de plastiques, de piles et autres détritus. Avec le temps ce sont des couches entières d'ordures qui s'entassent. Vraiment il faut faire quelque chose... Comme dirait notre abbé national "c'est pas possible ca!!". Nous commençons notre lente ascension, nous y croiserons 2 bergers dont un vieillard qui semble heureux de nous voir. Il nous souhaite la bienvenue et son sourire restera une autre belle image de cette journée. Malgré la dureté de son environnement, il nous a passé un beau message d'humilité. Après 2 bonnes heures d'ascension, nous atteignons le col. Dès notre arrivée, un groupe de fillettes s'échappent pour éviter surement nos caméras. P'tite pause fruits secs et hop on dévale le versant. Nous arrivons à la hauteur des jeunes filles qui sont en train de chanter une mélodie berbère. Nous constatons qu'elles sont venues au sommet pour ramasser du bois. Elles portent chacune d'elles au moins 15 kilos. Nous integrons leur groupe. Ce moment restera vraiment symbolique de mon séjour. Tandis que steph et Brahim discutent, j'essaye de communiquer avec elles. Difficile car elles ne parlent que le berbère. Alors j'improvise la marche d'un papy avec un de mes batons et elles rient aux éclats. Elles me prennent mes batons pour savoir si la marche sera meilleure. elles n'en sont pas convaincues. j'apprends que 2 d'autre elles s'appelent Haïcha et Saïda. Je leur montre mon passeport et la photo de Josephina. Mon bébé leur plait et chacune d'elles embrassent la photo. Je leur dis (brahim traduit) qu'elle est belle comme sa maman, elles veulent donc voir la mama. Par chance, sur une carte mémoire de mon appareil, j'ai une vidéo de mes princesses. Je leur montre la vidéo et comme dans les reportages de Nicolas Hulot, elles ouvrent de grands yeux à la vue de l'ecran. Nous continuons notre chemin parmi les jeunes filles, nous apprenons qu'elles ne connaissent pas leur âge. Dans ces villages berbères reculés, il n'était pas obligatoire de déclarer la naissance. maintenant toute nouvelle maman doit se présenter dans un hopital pour effectuer une visite médicale et inscrire l'enfant au registre. Je pense que les filles ont 12, 13 ans. Elles ont 15 kilos sur le dos et marchent aussi vite que nous. Nous apprenons aussi qu'elles ne vont pas à l'école, qu'elles aident leur mère à toutes les taches de la vie commune. Pas trop le choix et on imagine déjà leur futur... Je demande à Haicha si elle veut etre prise en photo, elle accepte. mais la plupart des filles veulent aussi, je les prends en groupe et je leur promets de la transmettre par le biais de Brahim. Avec cette pause photo, les filles soufflent, seulement Haïcha et Saïda continuent le chemin en notre compagnie. Notre chemin se sépare, nous leur disons au revoir et elles dévalent la vallée comme des gazelles. Nous traversons des petits villages, il fait chaud et les terrasses sont parsemées d'epis de maïs. Le contraste des couleurs est magnifique, puis à la sortie d'un virage, en contrebas nous apercevons un groupe de femmes alignées, leurs robes sont multicolores et elles se distinguent parfaitement avec l'environnement. pour Steph se sera sa petite image du séjour.
Dimanche 8 octobre :
Notre nuit à Azub Tamsoult a été mouvementée, de grosses rafales de vent ont déracine les piquets de la tente de nos 2 compères, on entendait les boites de conserve déroulés la pente (quand je vous dis que c'est sale...), quelques chiens ont coursé Steph pendant sa sortie nocturne, je te l'ai dit attention aux méchants clébards.
4eme jour du trek. Aujourd'hui nous prenons le chemin du refuge Nelter (3207 mètres) au pied du Toubkal. Mais avant d'affronter les 4100 mètres du Toubkal, il nous faut marcher un vingtaine de kilometres. Nous partons d'Azib Tamsoult (2200 mètres), à peine partis nous sommes confrontés à une belle pente où nous longeons un ruisseau et quelques bergeries. Nous faisons une halte à la cascade Irelidn. Aujourd'hui je me sens bien, par contre je sens Steph a peu fragile dès les premiers kilomètres. Nous reprenons le sentier pour un dénivellé de 400 metres pour atteindre le pied du Tizi Aguelzin (3547m). Arrivés au pied du Tizi, Steph réalise que cette journée sera dure pour lui. Rien que de voir les lacets du Tizi Aguelzim, il semble découragé. En effet, un mur se présente devant nous, environ 800 mètres de dénivellés et une centaine de lacets. Allez c'est parti!! Nous voyons enfin le sommet, Steph a puisé dans ses réserves, il a les traits tirés, bouche bien ouverte, l'ascension a été éprouvante mais il a tenu bon. Nous dévorons une orange au sommet du Tizi aguelzim. Nous contemplons le Toubkal qui se présente enfin devant nous, "nous voila" lui dit on! Pour ne pas prendre froid, à 3547m le vent souffle assez fort, nous entamosn notre descente. C'est une nouvelle piste, crée depuis 3 ans par les muletiers, et tout de suite nous la sentons dangereuse. En effet beaucoup de pierre ne sont pas fixes, nous apercevons quelques gouttes de sang à un endroit. Nous apprendrons au refuge qu'une mule est tombée. Après 2 bonnes heures de descente, nous sommes au pied du refuge Nelter et nous apercevons notre tente. Et oui notre cuistot est déjà arrivé et le thé est sur le feu. Steph arrive épuisé et s'endort assi sur le rocher. Je le réveille pour qu'il prenne des forces et qu'il s'abrite et qu'il ne prenne froid. Pour le réconforter, nous allons au refuge à l'abri. des douches chaudes pour 10 dirhams et quelques barres chocolatées nous remettent d'aplomb. Un dernier repas et hop au lit.
Lundi 9 octobre :
Et pour moi le pire cauchemar sonne à ma tente. Je suis foudroyé par une dysantrie aigue, je passe la nuit dehors. la température frôle les 0. Le vent souffle si fort que la tente est quasiment pliée en deux. et moi je passe ma nuit à me soulager! Nous voulions partir à 2h du mat pour arriver au sommet du Toubkal pour le lever du jour. On recule l'échéance à 7h. Entre temps je passe toutes les demi-heure, le c.. dehors! Nos deux comperes se reveillent et je décide de partir malgré ma nuit cauchemardesque. Si proche du but, je ne peux pas abandonner! Impossible. Je prépare mon sac et apporte 5 litres d'eau. L'ascension au Toubkal dure environ 3 heures du refuge. Certains montent en 1h30. Pour moi, l'objectif est le sommet, la durée qu'importe. Malgré la nuit agitée, je suis Brahim et Steph sans trop de difficulté. Je bois énormément et suis leurs pas. Puis les douleurs gastriques commencent de nouveau à se pointer. Au bout d'une heure de montée et d'efforts, je ne peux continuer la montée. Je suis trop affaibli et le froid m'emporte. je décide à contre coeur de faire demi-tour. Brahim m'accompagne et nous laissons stephan continuer son ascension. J'ai bien du mal à descendre et heureusement que Brahim me soutient car je ne sens plus mes jambes et j'ai pas mal de spasmes. Une fois sous tente, je suis totalement vidé, épuisé. Je paye un muletier pourqu'il me descende au village d'Aroumd. Pendant ce temps la, Stephan a réussi l'ascension du Toubkal. Il est resté moins de vingt minutes au sommet, il faisait -8 degrés, pas de vue car le snuages étaient au rendez-vous, des rafales de vent. Après la photo typique à coté du cone, il redescend. La descente est perilleuse, devant lui, une femme en basket, glisse et chute plusieurs fois. Bravant le froid, la fatigue et la faim, il mettra 6 heures à me rejoindre. On se croise sous une cabane, je suis endormi et lui arrive épuisé. Il avale 2 barres de chocolat et nous repartons vers Imlil. Aux abords d'Imlil, les forces reviennent et je laisse la place à Steph sur le dos de la mule. Il a bien mérité de se reposer. Enfin, nous arrivons à Imlil, et Stephan n'a jamais été aussi heureux d'arriver. Les derniers mètres sont longs mais nous savons que notre trek est une réussite (mise a part mon non ascension). Nos regards suffisent pour savourer cet instant, nous immortalisons avec nos 2 guides et observons une derniere fois ces montagnes. En arrivant chez Lahcen, Stephan s'étale sur le sol et peut enfin se reposer. Son objectif est atteint, le mien est un peu écorché. Je suis très déçu d'etre resté a quelques mètres du sommet du Toubkal mais l'aventure a été belle et nous avons partagé de bons moments à la rencontre des berbères. Lahcen nous offre l'hébergement pour la nuit. Nous profitons d'une bonne douche pour nous revitaliser et nous nous asseyons dans le séjour pour boire un thé à la menthe. Après le rituel de l'ouverture du diner (lait, datte, sfouf) nous dévorons une excellente tajine au poulet made in berbere avec les doigts. Après ce repas, la fatigue l'emporte et nous nous retirons. Lahcen nous offre une couverture berbère, son cadeau de remerciement. C'est sympa de sa part et nous lui promettons de lui faire un peu de pub car nous sommes satisfaits de ses services.

(Photo sommet du Toubkal)
Mardi 10 octobre :
Nous faisons nos au-revoirs aux Brahim, à Lahcen et sa famille. Nous achetons quelques souvenirs avant de partir, mais je sens que nous nous sommes faits arnaquer à Imlil. Conseil: si vous etes plusieurs achetez tout d'un bloc et non par personne. Ensuite il faut négocier à fond car eux ils le font quotidiennement et ils sont bien huilés à nous arnaquer! Maintenant nous prenons un taxi (50 dirhams) et nous partons pour Marrakech le retour. Une fois arrivés, nous recherchons un hotel pour nous soulager des sacs. Nous trouvons un hotel à 120 Dh la nuit pour 2. la chambre est située sur le toit en terrasse. Pas de temps à perdre et nous nous rendons aux tombeaux saadiens. Pas grand chose à visiter, mais beaucoup de touristes. L'entrée est de 10 Dh. En sortant des tombeaux, nous entrosn dans la boutique aux 100000 épices, où leur manège est bien rodé pour vendre quelques poudres, cremes ou huiles aux touristes. Comme de bons touristes on claque quelques euros de souvenirs et la serveuse offre à Steph du viagra berbère. Au fait l'as tu infusé ce viagra, mon ami?? Nous continuons notre chemin en direction du jardin Majorelle via l'avenue mohamed V et le nouveau quartier de Gueliz. Le jardin Majorelle est un havre de paix où le bruit des moteurs et klaxons s'estompent. Nous profitons des cactus et autres flores implantés dans le jardin. Ensuite nous marchons dans des ruelles non touristes et on apercoit l'autre décor de Marrakech. Puis nous entrons dans les souks et terminons notre soirée sur la place Djema El fna. Nous prenons quelques photos accompagnés de serpents et singes. Bien sur, on vous demandera toujours de l'argent. Marrakech c'est Arnakech, une photo c'est un euro. Nous terminons sur une terrasse d'un restaurant pour contempler la place. Un beau spectacle!
Mercredi 11 octobre:
Nous nous réveillons à 6h car l'avion décolle vers 9h. Nous profitons une derniere fois de la place Djema El Fna, vide. Nous montons dans un taxi (40 Dh) pour l'aéroport. Tout se passe bien, trop bien. A l'enregistrement, on nous signale que notre vol est annulé et que nous décollerons à 12h. conséquence, on glande 5 heures dans l'aéroport. Il faut avouer que ce jour la, c'est peut etre habituel, ce fut le bordel. 5 avions étaient en retard ou annulés, panne général informatique, des panneaux d'informations non utilisés, la bonne humeur des gens mais une ambiance sympa dans l'aérogare. Apres 4h30 d'attente, nous voici dans la salle d'embarquement. Nous patienterons 1 heure. une hotesse d'accueil crie 4 compagnies aériennes et nous voila tous sur le tarmac. trop comique l'organisation mes amis. mais bon nous sommes dans l'avion et notre aventure marocaine s'acheve sur cette note!!
Je vous conseille le site internet de Stephan: http://cousin.64.free.fr/Accueil/Accueil.html
|
commentaires (
4
) :: Ajouter un commentaire
:: Lien permanent
|
11/08/2006
-
PRAGUE
|

PRAGUE : République Tchèque
P'tite carte d'identité du pays
- Superficie : 78 864 km² (soit à peine 15 % de la France) - Capitale : Prague (1,26 million d'habitants) - Population : 10 246 000 habitants. Tchèques (81 %), Moraves (13 %), Slovaques (3 %), autres (3 %) - Villes principales : Brno (400 000 hab.), Ostrava (342 000 h) et Plzen (179 000 h) - Monnaie : couronne tchèque (Kcs). taux actuel 1€ = 27.7 Kc - Langues : tchèque (officielle), slovaque, allemand, rom
Vendredi 11 août 2006
Départ de Paris Orly à 9h15 avec la compagnie Skyeurope. Compagnie low-cost tout a fait correcte, respect de l'horaire (on est même arrivé avec 10 minutes d'avance à Prague), avion boeing 737 neuf avec siege en sky bleu et rouge, on était satisfait de leur service à bord. Arrivée à l'aéroport de Prague à 11h05. Dans le hall, nous attendons quelques minutes notre expatrié français Gautier qui nous loue une chambre de son appart situé pres de la station de métro Chodov. Nous partons ensuite déjeuné dans le centre dans une très bonne pizzeria 120Kc/pers avec 1 pivo, dans le secteur du métro Mustek. Petite ballade dans la vieille ville pour s'imprégner de l'atmosphère de Praha.
Samedi 12 août


Pour éviter tous les touristes ce samedi matin, nous visitons la forteresse de Vysehrad. Ce site est situé sur une colline, ce qui offre un superbe panorama sur la ville et le fleuve Vltava. Au sein de la forteresse, la rotonde Saint-martin, l'une des 3 églises romanes de plan circulaire à Prague, la porte Tabor et la porte Léopold. La 1ere était l'entrée principale mais pour pénétrer dans la citadelle il fallait passer la Leopoldova Brana. L'église Saints Pierre et Paul présente 2 enormes clochers, à l'intérieur se déroulait une cérémonie de mariage. Vysehrad abrite le plus grand cimetière de Prague, Vysehradsky hrbitov, où se trouvent les tombes de grands noms tchèques comme les compositeurs Dvorak et Smetana ainsi que le poete Neruda. P'tite anecdote sur Jan Neruda (1834-1891) : il doit sa notoriété à ses poèmes et à ses nouvelles dont les Légendes de Mala Strana (1878) mais sa réputation ne doit pas rester à ses poèmes puisque le poète Chilien Pablo Neruda adopta son nom en hommage à son oeuvre et à son engagement politique. (Même Daniela ne le savait pas jiji...). après cette visite, nous descendons le flanc de la falaise pour rejoindre la rive de la Vltava jusqu'à l'immeuble dansant, Tancici Dum, plusieurs noms sont donnés à cet immeuble soit les 2 précedemment cités ou "Fred et Ginger", soit "la perle de Prague" nom du resto situé en haut. puis nous remontons la rue Resslova où se dresse l'église Saints Cyrille et méthode (l'église orthodoxe de Prague).Puis nous tombons nez à nez face à l'imposante église Saint ignace et le collège des Jésuites. Nous descendons la place Charles, Karlovo Namesti. En fin d'après midi , nous vistons une partie de la vieille ville entre autre la place de la vieille ville, dominée par les clochers de Notre Dame de Tyn, l'hotel de ville (Staromestska Radnice), nous admirons la célèbre horloge astronomique médiévale qui est une attraction touristique très courue. Certains attendent de longues minutes pour regarder les petits personnages défilant devant le cadran entouré des signes du zodiaque. Nous visitons l'église Saint Nicolas (kostel sv. Mikulase). Nous dinons au restaurace U Pinkasu, plats traditionnels tchèques pour 160Kc, pivo à 35Kc, restaurant convivial avec ses terrasses et differents salles au rdc ou à l'étage. Bonne adresse.
Dimanche 13 août
Ballade dans le plus grand parc de Prague. Un concert de techno y est installé, on sirote une p'tite mousse en écoutant le son.
Lundi 14 août

Avant d'attaquer la visite du château royal, nous nous promenons dans les jardins situés au pied de la forteresse. Après les quelques marches longeant les remparts nous arrivons à la porte du chateau royal, Prazsky Hrad. L'imposant château est une véritable ville dans la ville. Les grandes étapes de sa construction remontent au règne de Charles IV (1346-1378), en passant par la dynastie des Jagellons (1471-1526) ou par la période des Habsbourg (1526-1918). Depuis 1918, le château abrite la chancellerie de Bohême. La forteresse offre de magnifiques monuments, la porte du château, la porte Mathias qui se trouvent dans la 1ere cour. De cette cour, nous regardons la relève de la garde présidentielle, "garde à vous!". Dans la seconde cour se trouve la chapelle de la Sainte Croix. Dans la 3eme cour s'élève la cathédrale Saint Guy. En entrant vous pouvez prendre vos tickets pour découvrir les trésors du château et avoir accès a toutes les autres édifices (450Kc = 16€). A l'intérieur de la cathédrale nous admirons la nef gothique et la chapelle Saint venceslas avec ses pierres semi-précieuses. A l'extérieur nous pouvons contempler la facade sud, nous continuons vers la basilique Saint Georges avec sa façade avant de couleur rouge. Quelques mètres plus loin sur notre gauche s'entassent les touristes, (ah oui j'ai oublié de vous dire c'est plein de touristes, un monde fou, chacun veut être le premier pour faire la meilleure photo souvenir), dans cette partie se trouve les Tours Blanche et Dalibor et surtout la ruelle d'or, ruelle à pieges a touristes! Nous préférons continuer notre chemin vers la Tour Noire la sortie du château. Ce château est vraiment impressionnant, une vraie découverte. Durant ce mois d'août il y a beaucoup trop de touristes. Nous préférons sortir de cette enceinte pour marcher, sans jouer des coudes, dans les ruelles adjacentes du château.
Mardi 15 août
Promenade dans le quartier juif Josefov.

Visite du musée du communisme (5€ l'entrée) et celui de la ville de Prague (3€ le billet)
mercredi 16 août
Dernier achat et retour sur Paris
P'tite conclusion: Prague est une ville charmante, culturelle et intéressante. Mais il faut éviter de la visiter en août à cause du très grand nombre de touristes. Perso, la bière est vraiment très bonne, la gastronomie n'est pas trop raffinée au bout de quelques jours on aimerait manger autre chose que du goulash! Mais ce séjour fut très agréable et nous fumes surpris par les sites culturels divers. La prochaine fois, j'irai voir un récital d'opéra dans l'un des monuments comme le Rudolfinium. Cela doit etre exceptionnel.
VOIR les PHOTOS dans l'ALBUM
|
commentaires (
0
) :: Ajouter un commentaire
:: Lien permanent
|
15/02/2006
-
CHILI - REGIONS DES LACS
|

FRUTILLAR - PUERTO OCTAY - VOLCAN OSORNO - VALDIVIA
La région des lacs est une région extraordinaire pour les amateurs de nature. Entre les Volcans, les fôrets d'Araucania, les lacs, les montagnes andines. Les trekkeurs sont au paradis ici.
FRUTILLAR, notre premier arrêt au bord du lac Llanquihue. C'est un village toursitique pendant cette saison estivale. De sa plage principale, vous admirez le volcan Osorno, avec son sommet enneigé qui culmine à 2650 mètres.

(Vue de la plage de FRUTILLAR)
Il est temps de prendre le bus en direction de PUERTO OCTAY où nous avons réservé des lits dans l'une des meilleures adresses de tout le pays :
Zapato Amarillo - Chez Armin et Nadia, Dirección: Ruta U-55 La Gruta, Puerto Octay, Teléfono: +56 - 64 - 210 787, E-Mail: hostalzapatoamarillo@yahoo.com

(La résidence Zapato Amarillo à Puerto Octay)
Il faut savoir que la résidence est située à 3 ou 4 kilomètres du centre de Puerto Octay. Soit vous prenez le bus (500 pesos) qui vous déposera au chemin du réfuge (une grosse chaussure usée jaune marque le lieu), soit une petite marche, soit le stop... Une petite note sur Armin et Nadia. C'est un couple suizo-chileno qui a vadrouillé sur toute la planète et qui ont atteri a Puerto Octay. Ils sont très accueillants et parlent parfaitement le français, anglais, allemand. Armin propose ses services pour organiser une randonnée ou un trekking, l'ascension du volcan Osorno, canöe sur le lac Llanquihue, sortie en cheval... Quant à Nadia, elle vous proposera ses diners délicieux et complets pour 5000 pesos.
Ce soir, nous dormirons dans le dortoir avec 12 autres routards. Armin a construit ce dome comme un laboratoire astronomique. Nous dormirons la tête dans les étoiles (voir photo ci dessus, le dôme).
Armin nous propose une première randonnée autour du volcan Osorno qui culmine à 2661 mètres. C'est une marche de 8 à 9 heures. Nous contournerons le volcan pour arriver au pied du lac Todos Los Santos et nous terminerons aux chutes de...
Une camionnette nous attend et dépose tout le groupe au pied du volcan osorno. Une ascension d'une heure et demie vous attend pour atteindre. Après ce passage boisé, nous arrivons sur la partie volcanique. Nous constatons les coulées de lave. La dernière éruption date de 1869.

(Volcan Osorno)
Après plusieurs kilomètres pour la poussière volcanique, nous arrivons sur un belvédère où nous pouvons admirer le Lac TODOS LOS SANTOS et sa couleur azur. Ce lac a été formé lors d'une éruption du volcan Osorno. La lave a coupé en deux le lac Llanquihue afin de créer le lac de tous les Saints.

(Le Lac Todos Los Santos)
|
commentaires (
0
) :: Ajouter un commentaire
:: Lien permanent
|
10/02/2006
-
CHILI - ILE DE CHILOE
|

CHILOE

Depuis Santiago vers Castro, attendez vous à 16 heures de bus. Nous avons choisi un bus-cama. Depart quotidien de plusieurs compagnies de bus, comptez environ 35€ pour un bus -cama (c'est tres spacieux 12 personnes dans le bus). Différents prix vous seront proposés en fonction du type de bus (cama: siège s'incline a 160°, semi-cama 120° et le bus normal)
Pour arriver sur l'île de Chiloé, il faut traverser le canal de Chacao, au sud de Puerto Montt. Des embarcadaires font la navette tous les 1/4 d'heure, la traversée dure une demi-heure. Dans la canal , nous apercevons quelques otaries et plusieurs bandes de marsouins qui s'amusent avec la coque du bateau. Il faut compter 1h30 de route entre Chacao et Castro. Nous arrivons enfin dans cette région X du chili. La météo est fraiche pour un mois d'été mais l'île de Chiloé est reputée par sa pluviometrie très importante. Nous sommes à l'orée de la patagonie chilienne.
Dès que vous sortez du terminal de bus, prenez la rue San Martin vers le centre. Vous pouvez vous loger dans des residenciales, chambre chez l'habitant, comptez environ 10 euros/nuit + p'tit déj. La plupart du temps, l'habitant vous laisse à disposition sa cuisine et vous partagez l'espace du frigo avec les autres routards. C'est très convivial et chaque repas est une mine d'information pour la suite de notre séjour.

(Photo Eglise San Francisco à Castro)
CHILOEa un patrimoine exceptionnel pour ses églises. Les édifices religieux sont d'ailleurs inscrites au patrimoine mondial et classés par l'UNESCO. Vous pouvez admirer 14 églises du 17eme siècle à : Achao ; Quinchao ; Castro ; Rilán ; Nercón ; Aldachildo ; Ichuac ; Detif ; Vilipulli ; Chonchi ; Tenaún; Colo; San Juan et Dalcahue. Chaque monument est construit de tuiles en bois de cyprès ,de mélèze ou d'alerce. Chaque église est faconné avec au moins une tour qui servait d'avertissement, de signalement pour les marins. L'église San Francisco de Castro est de toute beauté avec une architecture intérieure entièrement en bois.

(Photo Intérieur de l'église San Francisco)
CASTRO est réputé pour ses palafitos. Ce sont des maisons de pêcheurs, en bois et sur pilotis . Il reste 3 endroits pour admirer ses maisons, soit sur le canal de Castro ou à l'embouchure du Rio Gamboa. Vous pouvez flaner au marché artesanal, achetez quelques souvenirs locaux tels que des vêtements en laine ou des présents sculptés en bois. Il faut aussi que vous goutiez aux spécialités chilotes à base de poissons ou de fruits de mer. Goutez au Mariscal, cazuela de cholgas ,cazuela chilota ou le curanto. Le tout vous sera servi avec des pommes de terre...
Le curanto est vraiment le plat typique le l'ile de Chiloé. Traditionnellement, il est préparé dans un trou dans le sol. Le fond est recouvert de pierre chaudes puis on les recouvrent d'ingrédients (fruits de mer, viande, patates, saucisses...) et chaque type d'ingrédient est séparé par des feuilles de chou. Si vous souhaitez manger un curanto traditionnel, je vous conseille d'aller vers Quetalmahue, au nord ouest de l'île.

(Photo de Palafitos sur el rio Gamboa)
Notre deuxieme promenade se fera dans le parc national de Chiloé, à l'ouest de l'ile. De castro, plusieurs minibus partent de la gare en direction de Cucao (environ 50 kms et comptez 2€ le billet). Attention! dès que vous quittez la route 5, vous roulerez sur des chemins fort caillouteux, poussiereux. Arrivés à Cucao, le minibus vous déposent à l'entrée de la réserve naturelle. Le prix d'entrée à la réserve est de 1000 pesos (1.5€).

Le parc national de Chiloé a une superficie totale de 43 057 hectares et le parc est divisé en 3 parties (voir carte ci-dessus). La 1ere correspond au secteur de Chepu (sud d'ancud), le 2eme est situé sur l'île Metalqui et nous nous promenons dans le 3eme secteur d'Anay (35207 hectares). Si la chance vous sourit, vous pourrez apercevoir quelques espèces endémiques chilotes tels que le pudu (petit cervidé), la carpintero patagonico (pivert à tête rouge), le zorro chilote (petit renard) des loups de mer et des loutres marines. Et surtout le Monito del Monte, appellé également Colocolo. C'est un mammifère de la classe des marsupiaux (Dromiocips australis) qui ressemble à un rat mais avec une poche comme les kangourous.
Dans ce parc d'Anay, le lac Cucao et ses dunes qui longent ou sur plusieurs kilomètres le littoral pacifique sont à parcourir. Pêche, promenade à cheval et trekkings sont aussi très appréciés des visiteurs. De notre côté, nous avons opté pour une randonnée dans le parc, un parcours de 7 heures de marche. Nous reprenons le dernier mini-bus vers 19h, il est plein à craque. Nous ferons le retour debout, avalant la poussiere du chemin. Notre séjour à castro s'achève par un repas fort copieux à base de poissons. Le lendemain, nous prenons un bus en direction de Dalcahue, petit village de pêche (http://www.dalcahue.cl). A part l'église classée au patrimoine de l'UNESCO, le village reste sans grand intéret. Nous décidons de remonter sur ANCUD (100kms). A Ancud, nous recherchons un "residencial" par le routard. C'est assez bien placé, 5 minutes à pied de la gare de bus, 10 minutes du centre. En visitant le centre d'Ancud, nous recherchons un bus ou une agence pour aller à la Pinguineras de Puñihuil. Les prix en agence restent assez cher (20 à 25€/pers), nous recherchons les départs de bus mais on nous signale qu'il n'y a plus de départ pour la Pinguiñera, il est 14h. Je me souviens du taxi qui nous a accosté en descendant du bus ce matin, il proposait ses services pour voir les pingouins. Je l'appelle et nous convenons sur un tarif (11€/pers). Et nous voilà partis en direction de la Pinguinera. Le taxi s'avère un choix judicieux, il nous présente sa région, nous faisons quelque halte pour admirer le paysage. Après une heure de route, nous arrivons sur la plage de Puñihuil. Le ballet des barques des pecheurs locaux, reconvertis en guide toruiste, est bien huilé. A peine arrivés, on nous invite à enfiler une combinaison et un gilet de sauvetage. Nous embarquons et commençons à longer les 3 îles que compose la pinguinera. Nous apercevons quelques loutres marines, des otaries et bien évidemment nos pingouins. Cette colonie de pingouins est unique au monde puisque 2 espèces y séjournent, ceux de Magellan et ceux d'Humbolt. Mais cet écosystème reste fragile puisque les pingouins d'Humbolt sont une espèce en voie de disparition. La surpêche, un écosystème fragile et les prédateurs comme les loups des mers en sont les principales causes. Mais depuis 1997, la fondation Otway travaille sur un projet de sauvegarde et de protection. La promenade en mer dure 30 minutes. http://www.pinguineraschiloe.cl/
A noter qu'en avril ou en mai, vous pouvez admirer la migration des baleines à quelques miles des côtes de Puñihuil.
De retour sur Ancud, nous nous baladons vers le fort San Antonio avec sa poudrière et ses canons. Ce fort fut construit en 1770 qui domine le port d'Ancud. Le fort est connu pour avoir brandi, pour l'ultime fois, un drapeau espagnol en 1826.

(carte d'ANCUD)
Légende : 1- Mairie 2- Muelle 3- Marché 6- Musée 8- Fort de San Antonio 9- Poudrière 10- Promenade balnéaire 14- Cathédrale
Pour tous les amoureux de cette île de CHILOE, je vous conseille l'écrivain chilien Francisco COLOANE et ses ouvrages sur l'ile comme "Le sillage de la baleine".
En parcourant ses lignes, vous serez directement plongés dans l'atmosphère maritime omniprésent de Chiloé.
|
commentaires (
0
) :: Ajouter un commentaire
:: Lien permanent
|
27/01/2006
-
BUENOS AIRES
21/01/2006
-
URUGUAY
|

MONTEVIDEO - CABO POLONIO - COLONIA
P'tite carte d'identité du pays
- Superficie : 176 220 km² - Capitale : Montevideo - Population : 3 240 000 habitants (dont 1 400 000 à Montevideo)
- Villes principales : Salto (100 500 hab), Maldonado (54 600 hab), Rocha (25 500 hab) , Colonia (21 800 hab) - Monnaie : peso uruguayen : taux actuel 1€ = 30.7 UYU - Langues : Espagnol
Samedi 21 janvier 2006
Départ de Santiago du chili avec la compagnie Lan Chile. Après 2 heures de vol, nous atterrissons sur le sol uruguyen. Adolfo est là pour nous accueillir dans son pays. Après des retrouvailles chaleureuses ( 5 ans sans se voir, "Pivote P'tain!!!"), il nous emmene faire une p'tite balade le long du Rio del Plata. Ne pas confondre avec l'océan Atlantique, sinon l'Uruguay se fâcherai....Le Rio a une belle couleur ocre. Montevideo est une ville calme, tranquille, et non polluée. Le long del Rio, beaucoup de familles s'y promènent, y vous n'échapperez pas au Maté bu sur le remblai. Tous les uruguyens le boivent dans la rue, respectant un rituel traditionnel. Le maté est une boisson traditionnelle, c'est une infusion, au gout amer, qui est très répandue en Amerique du Sud. L'herbe est placé dans la calebasse, on y ajoute de l'eau chaude et on aspire le Maté avec la bombilla.

Je pensai que les argentins étaient les plus grands consommateurs de maté mais je certifie que les Uruguyens les battent haut la main. D'ailleurs on dit qu'un vrai urugayen a toujours son maté sur soi!! La journée se termine par une excellente parrilla (barbecue). Délicieuse cette viande uruguyenne!!!
Dimanche 22 janvier
Et c'est parti pour une ballade dans la capitale, nous traversons la place de l'indépendance, entourée de 2 ou 3 contructions atypiques. Nous continuons vers le marché couvert du port. C'est un excellent endroit pour se restaurer, les étales vous offrent de magnifiques parrillas, des poissons frais et délicieux. Si vous cherchez un endroit sans trop de touristes et manger avec les locaux c'est ici. Notre visite continue au musée National de Montevideo. Le guide nous a offert une visite particulière. Excepté le fait de nous expliquer l'histoire du pays et de Montevideo. Il nous a proposé de vêtir des costumes du 18eme siecle. Puis il nous a ouvert quelques salles fermées au public.... Pendant que mes 2 princesses font la sieste, je pars avec Adolfo faire du kayak sur le Rio de la plata. Depuis la dernière sortie en kayak (Pucon- Chili 2001), Adolfo est devenu une star de la pagaie :
"Pivote putain, compadre"!!!

Lundi 23 janvier
Nous louons une voiture, environ 100€ pour 4 jours, et nous partons vers le département de Rocha, à l'est de l'Uruguay. Cette région possède 170 km de côtes sur l'océan Atlantique et environ 50 km de littoral sur la Laguna Merín qui le baigne au nord est, en le séparant du Brésil. La géographie est assez hétérogène, il y a en effet des plaines étendues et de nombreuses lagunes (entr'autre la laguna negra) dans l'est et le long de la côte. La côte présente de vastes plages de ravins très érodés et avec des pointes proéminentes comme par exemple aux extrémités de Cabo Polonio. Pour les amateurs d'ornithologie, c'est un vrai paradis. Les nombreux cours d'eau permettent aux kayakistes de pagailler parmi une faune et une flore.
Après 4 bonnes heures de conduite, nous arrivons dans notre petit village de pêcheurs et de babas cools... Punta del Diablo, c'est le katmandou uruguayen! COOOOL... 150 âmes y vivent tout au long de l'année, quand arrive l'été la population est multiplée par 20 au moins. Vous pouvez louer des maisonnettes ou campez ( par contre le camping est assez éloigné de la playa).
http://www.portaldeldiablo.com.uy . On court se jeter dans les vagues de l'Atlantique de la plage la Viuda .... Nous passons notre soirée à la feria de los artesanos (marché des artisans) accompagnés de quelques cocktails.
Mardi 24 janvier
Lever matinal, c'est le moment idéal pour se promener le long de la plage Viuda. C'est une région où nous pouvons voir des tortues marines. Malheureusement la seule tortue ,que j'ai pu observer, s'est échouée avec dans son bec un p'tain de sac plastique! Triste fin...
Je rejoins le phare au bout de 3/4 d'heure de marche, et je continue vers les plages désertes. Seuls les cadavres de phoques longent la plage, ont-ils suffoqués par la nuisance humaine ou simple sélection naturelle? Darwin vous le dira...
Après cette escapade sablonneuse, nous visitons le Parc National de Santa Teresa. C'est une immense zone protégée, de 1050 hectares, avec une grande variété d'arbres exotiques et autoctones. où se situe la forteresse du même nom, campings et plages. La forteresse est l'un des vestiges le plus prestigieux d'Uruguay. Elle fut construite par les portuguais en 1762, mais fut prise par les espagnols peu de temps après. Elle fut réadaptée et terminée par les hispaniques. http://www.turismo.gub.uy/SANTATERESA/index.htm
Mercredi 25 janvier
Petit détour vers le Brésil, nous passons la frontière pour le village de CHUY. Promenade dans la rue principale avec ses multiples magasins. Matinée shopping avec les 3 filles, on déjeune dans une cantine. Retour vers Punta del diablo, dernier plongeon dans la houle et nous partons vers Punta del Este. La ville et ses plages est l'un des centre touristique parmi les plus important d'Amérique du Sud, la majorité des touristes viennent de l'Argentine et du Brésil voisins mais il y a aussi des Européens et des nord-Américains. La ville possède donc pas moins de 120 hôtels, 80 restaurants, un aéroport international et un port de loisir pouvant accueillir 500 navires.En pleine saison (c'est à dire en janvier), la population de la ville peut être multipliée par environ 50, atteignant alors 400 000 habitants. Pour cette raison, la ville est surnommée la « Saint-Tropez » d'Amérique Latine. Avant de parcourir la ville nous déjeunons dans un excellent restaurant à coté du port. Service assez long mais cela valait la peine, poisson frais et excellent qualité-prix 5 euros/pers. Promenade le long du port, puis sur les plages ou est figé une main géante dans le sable. En fin d'après midi, nous retournons vers Montevideo.
Jeudi 26 janvier
Au lever du jour, nous prenons le bus pour Colonia del Sacramento à l'ouest de l'Uruguay. Apres 2 heures de trajet, nous arrivons dans cette ville, la plus ancienne d'Uruguay. Colonia, comme son nom l'indique, est une ancienne ville coloniale située au bord du Rio de la Plata. Le quartier historique recelle de vestiges de la colonisation portuguaise et espagnole. De nombreuses petites rues pavées vous feront découvrir le charme des petites maisons fleuries aux couleurs vives, des jardins. Vous ne pouvez pas echapper à la calle de los suspiros, des vieilles tractions stationnées. A noter que la partie historique de la ville est dans la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco. Cette charmante ville, bien tranquille, est une bonne étape avant notre séjour sur Buenos Aires. A la nuit tombante, nous nous dirigeons vers le bord du Rio de la Plata. Lieu de rendez-vous pour tous les jeunes, nous sommes tous captivés par le magnifique soleil et la cette douceur de vivre. Nous terminons la soirée à la fete locale, derniere cerveza et retour à l'hotel
Vendredi 27 janvier
Matinée de farniente avant d'embarquer pour Buenos Aires.
Autres liens:
Pour tous ceux qui souhaitent faire des treks à cheval, partager la liberté et la vie des gauchos je vous conseille de contacter un ami, voici son site Timote Gaucho Rides
VOIR les PHOTOS dans l'ALBUM
|
commentaires (
3
) :: Ajouter un commentaire
:: Lien permanent
|
10/04/2005
-
BRUGES
|

Week end à BRUGES
Bruges : est le chef-lieu de la province de Flandre occidentale et membre de l'Organisation des villes du patrimoine mondial, depuis l'an 2000. Elle est appelée « Venise du Nord » car elle possède de nombreux canaux qui la relient notamment à la ville de Gand, ou d'autres, qui encerclent ou traversent la ville.
Samedi 9 avril 2005:
Départ de Paris, Gare du Nord, on prend le thalys en direction de la Belgique.
Arrêt forcé à Bruxelles, du à un problème de train, nous attendons quelques minutes pour reprendre une micheline en direction de Bruges. En attendant, nous faisons connaissons de 2 mexicains, père et fils, qui font le tour de l'Europe en 10 jours.
Arrivée à la gare de Bruges vers 11h30, nous suivons le flux de touristes qui empruntent une avenue principale qui s'engage vers le centre de la ville. Dès les premiers pas, on s'aperçoit de la qualité de vie, tranquilité, verdoyant, ville médievale avec ses nombreuses rues en pavés, les vélos...
Arrivée à l'hotel Malleberg, hotel 3 étoiles d'une bonne réception et qui se trouve à 100 mètres de la place Burg. Petit repos avec Josephina, elle fetera ses 4 mois dans quelques jours. Puis nous commençons notre ballade brugeoise. (plan de bruges via le site toursitique de la ville www.tourismebelgique.com)
La place BURG est composé de 4 édifices majeurs :
1. L' ancien greffe civil : édifice en style renaissance (1534-1537). A l’intérieur se trouve le Musée du Franc, avec e.a. la superbe cheminée (1529) exécutée en l’honneur de Charles Quint, une série de portraits de rois et des tableaux de justice.
2. Centre Administratif de la Ville : jadis Palais du Franc de Bruges (1520-25/1722-27) et Palais de Justice (18e siècle jusqu’à 1984). Depuis 1988, plusieurs services administratifs municipaux y sont installés.
3. Prévôté : bâtiment en style baroque (1665-66), ancien siège de la Seigneurie du ‘Prévoté de Saint Donatien’. Sous les arbres se trouva la Cathédrale Saint-Donatien (env. 900). Le déambulatoire du chœur de l’église fut redécouvert en 1988, lors des travaux de construction de l’hôtel Crowne Plaza. Le déambulatoire a été intégré harmonieusement dans les caves de l’hôtel en question. Tout près s’élève la statue ‘Les Amoureux’, une allusion symbolique aux nombreux couples amoureux qui viennent se marier à l’hôtel de ville sur la même place.
4. Basilique du Saint Sang : double chapelle, avec au rez-de-chaussée la chapelle romane St. Basile (1139-1149) et à l’étage une chapelle transformée au 19e siècle dans le style néogothique. C’est dans la dernière chapelle qu’a lieu, tous les vendredis, la vénération de la Relique du Saint Sang. Musée du Saint Sang: exposition de châsses, d’habits sacerdotaux et de tableaux historiques.
La place MARKT est entouré de prestigieux monuments tels que :
1. Le Beffroi : le monument le plus remarquable de la ville, construit du 13e au 16e siècle. Je n'ai pas escaladé les 366 marches! Au deuxième étage est installée l’ancienne trésorerie, aujourd’hui un petit musée consacré à l’histoire du beffroi. Le carillon du beffroi (47 cloches, poids total de 27 tonnes) est le plus célèbre d’ Europe.
2. Palais Provincial : édifice néo-gothique (1887-1921), ancien siège du Conseil Provincial de la Flandre-Occidentale.
3. Statue Jan Breydel & Pieter De Coninck: statue des deux héros locaux, dirigeants de la résistance à l’occupation française au début du 14e siècle.
Le quartier d'HUIDENVETTERSPLEIN
Sur cette place se situe l’ancienne maison de la corporation (1630 & 1716) des ‘huidenvetters’ ou tanneurs. D'ici, nous prenons une barque (7€) pour une visite touristique mais fort agréable le long des canaux. C'est la première fois que Josephina embarque, après quelques minutes, il semble que cela l'ennui...Au bout de 50 minutes, nous débarquons. Nous continouns notre tour vers le marché aux poissons. Diner au restaurant puis ballade autour de la place Markt de nuit. J'en profite pour quelques photos de nuit et pour terminer la soirée dans un pub à déguster quelques délicieuses bières belges.
Dimanche 10 avril 2005:
Après une nuit un peu agitée, notre fenêtre donne sur la rue ou les sorties de bars sont assez bryantes, on entame notre parcours dominical le long des canaux. On commence par la rue Djiver où nous vistons la cathédrale Saint-sauveur : la plus ancienne église paroissale. Puis le musée Groeninge qui offre un aperçu remarquable de la peintre belge et des Pays-Bas (15e-20e siècle), unique collection de chefs-d'oeuvre des primitifs Flamands (Van Eyck). On termine cette rue Djiver par le Bruggemuseum-Gruuthuse, ancien palais (15e siècle) des seigneurs Gruuthuse. Le musée contient des collections représentant l'époque bourgeoise. Juste a coté se situe l'église Notre Dame : église du 13eme, avec une tour en brique d'une hauteur de 118 mètres. A l'intérieur se trouve une sculpture représentant la vierge à l'Enfant. Nous descendons la rue Mariastraat puis nous nous orientons vers le Béguinage.
Le Béguinage: Dans la maison de béguine, nous pouvons voir dans quelles conditions vécurent les béguines. Nous continuons notre chemin par la rue Minnewater où nous arrivons dans le parc. Magnifique parc où les canards, cygnes y vivent en toute tranquilité. Nous contournons le lac Minnewater pour rejoindre la Tour à poudre. un ancien dépôt de munitions se trouve à coté du pont. Puis nous suivons le canal jusqu'au moulin Sint-Janshuysmolen: construit en 1770, il est toujours en fonction. Allez voir le meunier!! Meunier tu dors....
Notre parcours s'acheve en remontant vers la place Markt, nous prenons une derniere fois l'atmosphère paisible de cette ville en mangeant quelques frites. Dernière bière et hop c'est reparti pour Paris.
VOIR les PHOTOS dans l'ALBUM
|
commentaires (
0
) :: Ajouter un commentaire
:: Lien permanent
|
|